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2005

S’il est vrai , comme l’a dit Claude Beausoleil, que la littérature est « la voie grave de l’être », l’enseigner relève assurément du scandale à l’heure où notre société se livre au néolibéralisme et à son spectacle, où elle cultive jusque dans les coulisses d’une téléréalité dérisoire, et parfois même dans l’autofiction, son esprit marchand, névrotique et performant. Nous venons certes d’échapper à la catastrophe annoncée, mais la rumeur continue de circuler et il nous faut rester vigilants.

Face à la bêtise sans cesse renouvelée des préjugés contre l’enseignement de la littérature, comment résister et maintenir « le dur désir de durer »? À quoi tenons-nous quand nous tenons à la littérature? Et nous y tenons pour quel étudiant, quel citoyen, quelle humanité? Car s’il importe de maintenir toujours ouvert le questionnement sur la littérature, ses thèmes, ses obsessions, son langage, il importe, plus que jamais, de nous éloigner de la plainte pour entrevoir l’avenir avec tous ses possibles. 

Il s’agira pour nous de faire le point sur nos lectures, de renommer nos convictions et nos partis pris, de redéfinir nos responsabilités.

Le colloque en textes

Heinz Weinmann

Louise Dupré

Jean Désy

Réjane Bougé

Daniel Loiselle

Jean-Pierre Girard

Louise Blouin

Marcel Goulet

Marie-Ève Vaillancourt

 

Le colloque en photos